Quelle surprise ! Un groupe d’enfants décide de mettre une HEP immense au coeur de leur ville du futur.
Le lundi 22 février, notre semaine riche en aventures numériques vient de débuter. Nous ouvrons le bal avec la ville du futur, un thème qui enthousiasme les enfants qui nous ont rejoints des quartiers environnants mais aussi de beaucoup plus loin (merci aux parents taxis).
C’est Dash, un robot très bavard, qui accueille les enfants et les intrigue par son comportement au premier abord magique. Une visite du lab permet aux enfants de tester un robot qui les intrigue: Lego Spike, Ozobot, Thymio et Sphero et de découvrir le langage qui permet de le programmer.
Après avoir manipulé les différents robots, les enfants, par groupes, débute la conception de leur ville du futur en réalisant un plan. Ce fut un moment riche en collaboration, discussions et créativité ! Des robots licornes, robots trains, ou encore robots plongeant et flottant dans l’eau sont apparus sur les tables. Les plans ont bien évidemment tous été validés, il ne restait plus qu’à construire les maquettes.
Le moment pour nos scientifiques du futur de faire une pause, à l’extérieur, pour jouer le jeu débranché du robot idiot. Nous avons d’abord pris le rôle des robots et les enfants ont donné des instructions avant de renverser les rôles. Le but de cette activité est de comprendre comment fonctionne une machine et en quoi elle se distingue d’un être humain. Cette activité a plu aux élèves, car ils se sont rendus compte qu’un robot n’est pas “intelligent” et que son activité dépend entièrement de sa programmeuse ou de son programmeur.
De retour dans la salle, il s’agit de collecter le matériel nécessaire pour réaliser la maquette, mais aussi de tester si les robots choisis peuvent bien exécuter les parcours prévus. C’est le moment que nous avons préféré, car ce qu’ils ont construit est souvent très différent de ce qui avait été posé sur le dessin de départ. Le concept évolue sans cesse au gré des découvertes et des échanges. l’enthousiasme est palpable et pousse tous les groupes à terminer le projet.
A la fin de la journée, quelques enfants volontaires ont pu “passer” à la radio du FCL pour une courte interview. Cela leur a permis de raconter ce qui a été fait durant l’après-midi et de réfléchir sur leurs apprentissages. Les enfants sont repartis avec une photo souvenir d’eux devant “leur” maquette, mais surtout avec des premières notions de science informatique. C’était une belle expérience pour appréhender les différents types de robots et comprendre leur fonctionnement. Au détour d’une conversation, nous avons entendu: Imagine si l’école c’était comme ça, ce serait trop cool !”
Les étudiant.es de la HEP qui ont conçu et animé les activités.
Le projet mené dans le cadre du module BP53Num a consisté en la production d’un jeu sur podcast visant à travailler la notion de ‘portrait ‘. Projet interdisciplinaire, il a concerné les disciplines des Arts visuels et du Français.
Il s’agissait pour les élèves de réaliser le portrait dessiné d’un personnage, puis d’enregistrer sa description à l’aide de l’application Dictaphone sur IPad. Les portraits ont ensuite été transformés en podcasts et déposés sur la plate-forme Scolcast.
Différents objectifs techniques et d’éducation aux médias ont structuré le projet. J’ai notamment tenté de travailler les notions de son de qualité et de podcast. J’ai ensuite initié les élèves à l’utilisation du Dictaphone, en essayant de les rendre les plus autonomes possibles par la modélisation.
Le projet s’est déroulé par étapes en fonction de l’avancée des élèves, en nous répartissant les tâches ma Prafo et moi. Il serait intéressant de repenser le projet en ateliers, car il aurait été difficile d’avoir une gestion de classe adéquate si j’avais été seule. Cette forme de travail aurait également permis aux élèves d’avoir une vision plus claire du projet dans sa globalité.
En ce qui concerne la différenciation, le projet a permis aux élèves plus avancés d’approfondir la description de leur personnage. Quant à celles et ceux qui avaient plus de difficultés, ils ont pu s’ appuyer sur les grilles de critères. Pour aller plus loin, j’aurais souhaité que les élèves ayant des difficultés à rédiger puisse plus théâtraliser leur texte, voire improviser en se basant sur des mots clés. Quant à la phase d’enregistrement, un vrai tutorat entre pairs aurait été intéressant à mettre en place.
Finalement, en ce qui concerne la pertinence du projet, je dirais, en me basant sur le modèle de Ruben Puentedura, que l’utilisation du numérique n’a pas été qu’une simple substitution : il a contribué à l’émergence de nouveaux apprentissages. Le numérique a apporté une modification fonctionnelle de l’activité, dans le sens où il a permis de varier les supports grâce à l’enregistrement de podcasts et d’offrir aux élèves un autre moyen d’accès à la tâche. Finalement, un jeu audio n’aurait pas pu être réalisé sans l’entremise du numérique.
Le thème de la journée était le tournage d’un dessin animé, thématique intéressante car accessible à toutes et tous, même aux plus jeunes. Le spectre d’âge variait en effet de 6 ans à 10 ans.
La journée a débuté avec une initiation pour nous, étudiant.es, au logiciel Stop Motion Studio Pro sur Ipad. Nous étions toutes et tous novices; et pourtant nous avons rapidement réussi à prendre en main le logiciel. Bien qu’une formation complémentaire aurait certainement été utile pour aller plus loin, s’initier à l’animation est tout à fait faisable et ne demande pas de connaissances particulières.
L’après-midi, nous avons introduit les concepts de dessin animé et de “stop motion” à l’aide de produits finis réalisés par des élèves. Nous nous sommes ensuite rapidement mis au travail. Les enfants ont travaillé en groupe, d’âges différents, les plus grands aidant les plus jeunes. Après une phase de brainstorming afin de dessiner le scénario de leurs histoires, ils/elles ont construit les décors, choisi leurs personnages et se sont lancé.e.s dans le tournage. La patience et la persévérance de certain.e.s a été mise à rude épreuve lors de la prise de vue! Il est en effet nécessaire de prendre plusieurs dizaines de photos à la suite pour avoir un rendu acceptable.
A la fin de la journée, chaque groupe avait réalisé un court métrage que nous avons visionné ensemble.
Avec un petit groupe de participantes, nous avons passé un après-midi sur le thème des Fake News et la diffusion d’informations. Un premier objectif était de sensibiliser à la réflexion autour des informations que nous recevons de la part des différents médias. Mais n’oublions pas que nous étions en vacances : l’autre objectif était de faire passer un bon moment à nos visiteuses, original et valorisant leur créativité.
La première activité fut d’afficher plusieurs images tirées d’internet sur les murs du Future Classroom Lab. À l’aide d’une fiche de route, les enfants devaient estimer si une image était réelle ou “fake”. Au moment de la mise en commun, commun, nous nous sommes demandés depuis quand la retouche d’images est pratiquée. Depuis … l’invention de la photographie (bien avant Photoshop donc). Tout le monde est sidéré, même les étudiant.e.s HEP.
Pour continuer sur cette belle lancée et rester dans l’actualité, nous lançons un Kahoot (un questionnaire interactif en ligne, qui se joue sur IPad) sur le thème de la désinformation autour du covid-19. Le vaccin donnerait-t-il la langue bleue? La clé de la guérison serait-elle d’ingurgiter du gel hydroalcoolique?
Ensemble nous visionnons une courte animation “Un jour une question” à propos du travail de journaliste, de la récolte des informations à leur diffusion, en passant par leur vérification. La suite logique pour nos petites reporters en herbeétait alors d’aller réaliser un micro-trottoir dans les rues du quartier de Sévellin. Équipées de micros enregistreurs, elles sont donc parties à la recherche de volontaires pour répondre à leurs questions sur les représentations du covid-19 et le vaccin.
De retour au lab, les ingénieuses demoiselles ont réalisé une émission pour la radio des écoles, RadioBus. Elles ont pu sélectionner des musiques, créer et interpréter une interview loufoque entre une savante folle et une journaliste, ou encore animer l’émission dans son ensemble, telle des professionnelles. Le tout, en y ajoutant leurs interviews micro-trottoir !
En bref, voilà encore un après-midi placé sous le signe de l’apprentissage ludique !
Pour les étudiant.e.s de la HEP qui ont conçu et animé les activités.
A quoi ressemble l’après-midi de journalistes enquêtant sur les Fake News ? Nous nous sommes retrouvé.e.s au FCL pour en savoir plus. Tout d’abord, nous avons appris à regarder avec attention des images pour ne pas tomber dans le piège. Quel cadrage, quelles contrastes, quelles sources? Ensuite nous avons fait un petit quiz pour tester nos connaissances sur le Coronavirus, puisque ce sera le thème de notre émission spéciale. Pour lancer la composition de notre émission, on choisit les musiques et les interviews. On rédige ensuite les questions et on apprend à utiliser les micros pour notre micro-trottoir. Nous nous promenons dans le quartier à la recherche de personnes à interviewer. De retour avec nos enregistrements, c’est le moment de composer nos interventions. Heureusement les iPads permettent d’enregistrer nos textes au moyen de la dictée vocale. Puis on s’entraîne avec Luma, qui a fait de la radio. Quand on est enfin prêt.e.s, on passe à l’antenne, en direct. Notre émission sera diffusée sur radiosbus.fm, radio FCL Hep Vaud, les vendredi, samedi et dimanche en fin de journée. Quelle aventure, la vie de journalistes en herbe !
Découvrez notre chronique sur le blog du radiobus !
Un jeu pour faire connaissance
Puis un jeu d’observation pour débusquer des images truquées ou mensongères.
Pas facile de trouver la bonne réponse
Heureusement, on travaille en groupe
Les résultats sont surprenants.
Sur le Covid aussi il y a beaucoup de fasses nouvelles. Grâce à un quiz, nous apprenons à mieux les connaître.
Comme journaliste, nous décidons de mener l’enquête à partir des questions suivantes.
Mais avant de partir, un peu de sport …
Ces étudiantes HEP sont les reines de la corde à sauter.
Micros en main
C’est le moment de rédiger ses textes ..
puis de les apprendre ..
… avant de passer à l’antenne !
Nos interview sont top
On garde son calme.
Et on termine l’après-midi par une chanson en karaoke.